
En tant que responsable du dicastère « santé-social » durant deux périodes législatives, il m’est agréable de vous faire part aujourd’hui du bilan des huit années passées au sein de l’administration communale.
Ce bilan se divise en trois points :
1. aide sociale
2. commission sociale et représentations communales
3. bilan personnel
La fonction de conseillère communale en charge des affaires sociales m’a amenée principalement à étudier et gérer les dossiers d’aide sociale en fonction d’une loi cantonale, la LIAS, c’est-à-dire Loi sur l’Intégration et l’aide sociale de 1996 et entrée en vigueur au 1er janvier 1997.
Le nombre toujours plus important de demandes d’assistance n’a pas représenté pour moi un problème. Par contre, au fil des ans, les dossiers à traiter sont devenus de plus en plus complexes et ont généré parfois bien des inquiétudes.
Trop fréquemment, font appel à l’aide sociale des personnes, hommes et femmes de tous âges, qui se réfèrent sans cesse à leurs droits mais sans jamais assumer les devoirs qui sont les leurs envers la collectivité. Mon expérience « sur le terrain » m’amène à penser qu’il devient impératif de freiner le laxisme ambiant générateur d’un nombre toujours plus élevé d’individus assistés.
Durant ces deux périodes, j’ai également rencontré à plusieurs reprises le même petit souci : celui de faire comprendre à certaines personnes, par ailleurs bienveillantes, que l’adjectif « social » n’est pas synonyme de « médical ». En effet, contrairement à une opinion trop souvent répandue, il n’appartient pas à la commune de décider à quel moment Madame X ou Monsieur Y doit entrer en EMS. Cette décision appartient à la personne elle-même, à la famille, aux professionnels de la santé. Mais en aucun cas à l’administration communale.
En 2001, est entrée en vigueur la Loi sur la jeunesse. Pour répondre aux exigences de cette loi, le premier travail de la commission a été de mettre en place une structure d’accueil extrafamiliale à la journée. Après une enquête réalisée auprès de parents d’enfants âgés de 0 à 12 ans et pour répondre à des besoins réels, notre commune a adhéré au réseau de mamans de jour de la commune de Martigny.
Cette même année, les ados n’ont pas été oubliés puisqu’un sondage a également été réalisé par la commission sociale pour essayer de définir leurs souhaits en matière de loisirs. Les réponses obtenues ont été les mêmes que celles formulées par les générations précédentes, à savoir maison des jeunes, salle de cinéma, etc. Malheureusement, le budget communal n’était et n’est toujours pas à la hauteur de ces aspirations.
En 2002, la commission sociale a restructuré le réseau d’entraide communale appelé CONTACT. Il est composé actuellement d’une cinquantaine de bénévoles qui livrent les repas à domicile 7 jours sur 7, conduisent les personnes souffrantes chez le médecin, et visitent les personnes isolées et/ou affligées. Selon les dernières statistiques, cela représente un total annuel de plus de 700 repas pour environ 3'000 km parcourus et plus de 150 transports chez le médecin. De nombreux bénévoles témoignent depuis plusieurs années gentillesse, réconfort et bonne humeur aux nécessiteux et aux aînés diminués par la maladie. En tant que responsable du réseau, j’exprime toute ma reconnaissance et toute ma gratitude aux bénévoles.
Concernant les projets réalisés avec les membres de la commission sociale, le bilan se veut, en toute modestie, très positif. En effet, depuis plusieurs années, la commission organise des cours d’informatique pour les personnes de 60 ans et plus, des cours de céramique pour les jeunes de 18 à 99 ans. Un projet d’entraide « intergénérations » a permis aux plus âgés de se familiariser à l’usage des natels grâce aux compétences des ados. Une soirée d’information relative au cancer du sein a permis un moment d’échange et de dialogue très apprécié avec le directeur du Centre valaisan de dépistage du cancer du sein, le docteur Claude Jemelin.
Durant ces deux législatures, c’est avec intérêt que j’ai participé, en tant que déléguée, aux assembles générales du Home St-Jacques, du Centre médico-social de St-Maurice et de plusieurs associations à but social telles que Trempl’Interim, Tremplin, etc. Depuis 2005, je fonctionne également comme membre de la chambre pupillaire.
Assumer un mandat au sein d’un exécutif demande du temps. Du temps emprunté à la vie familiale, aux loisirs et parfois empiété sur les heures de sommeil, surtout si l’on est de nature un peu trop soucieuse. Mais assurément, l’expérience s’est avérée positive et très enrichissante.
Je n’ai pas l’intention de revenir sur les tempêtes et les orages, pour ne pas dire raz-de-marée, que mes colistiers et moi-même avons connus en huit ans.
Mais, comme dans tout bilan qui se respecte, il faut également parler du négatif, en l’occurrence du climat politique. Le plus difficile pour moi a été de devoir travailler, parfois et pas forcément dans le cadre du conseil, avec des gens pour qui le fait d’être radicale représente tout simplement une tare. Il a fallu garder le moral et la motivation face à la suffisance, l’arrogance, voire le mépris de certaines personnes soi-disant bien pensantes de notre village. Dans ces situations, la famille représente un grand soutien et je profite de remercier mon époux Philippe et mes enfants Elodie et Jean.
Aujourd’hui, je ne suis pas candidate aux élections d’octobre. Un merci tout particulier à mes colistiers Yves et Jean-Marc, à Mesdames Mireille Schürch et Sandra Pannatier pour leurs conseils avisés.
Aux membres du comité et à vous tous merci pour votre soutien indéfectible lors des élections de décembre 2000 et 2004 et bonne chance aux futurs candidats.
Marie-Claude Resenterra

La bonne conduite d'une commune ne peut pas exister sans le concours d'hommes et de femmes qui non seulement exercent leurs droits démocratiques, mais aussi assument les devoirs qui en découlent. Tous ceux et toutes celles qui participent à la gestion de notre commune portent à cet égard une lourde responsabilité. Défendre des intérêts particuliers est parfaitement légitime. A condition de ne pas perdre de vue l'intérêt général.
La confrontation politique est une nécessité. A condition toutefois qu'elle ne mène pas au mépris de l'autre.
Chaque individu doit pouvoir s'épanouir et jouir d'un maximum de liberté. Mais des valeurs telles que la solidarité, l'intérêt commun et le respect mutuel doivent continuer de former la base de notre action politique. Associés à ces valeurs, un esprit d’ouverture, un sens de la communication et de la négociation sont des qualités nécessaires pour la conduite d’un dicastère comme l’école. Acquérir et développer ces compétences ont été d’ailleurs mes premiers objectifs dès mon entrée en fonction en 2001. Car sans ces atouts, la mise en place de projet ou de nouvelles idées était difficilement réalisable sans oublier que les relations famille/école sont de plus en plus difficiles à gérer et que le personnel enseignant se compose de 14 personnes au caractère et aux idées parfois différents.
Néanmoins, plusieurs projets ou idées ont été mis en place. Difficile d’en faire le bilan sans paraître trop égocentrique, mais j’aimerais quand même citer certains exemples concrets :
Il y eu tout d’abord la rénovation du bloc scolaire, déjà décidée par l’ancien conseil, avec le suivi des travaux, la participation aux choix et la discussion avec les enseignants pour évaluation des besoins.
Ensuite l’élaboration et la mise en place d’une charte de comportement selon discussion et échange avec les enseignants pour sa conception. Dans un établissement scolaire d’environ 180 élèves, il est, je pense, nécessaire de formaliser certaines règles.
En 2002, suite à des recommandations du DECS, nous avons introduit l’informatique dans notre école. Grâce à une rapide mise en place, nous avons ainsi pu bénéficier de subventions importantes.
Pour rester dans l’infrastructure, le mobilier scolaire a été renouvelé avec un investissement conséquent sur 3 ans, ceci après discussion avec les enseignants pour l’évaluation des besoins, puis présentation des offres au conseil pour décision et budgétisation.
Automne 2005, une nouvelle solution pour le transport scolaire devait être trouvée. Après étude des besoins, évaluation des offres, le conseil opta pour la solution externe plus avantageuse et plus rationnelle que la solution interne défendue alors par un autre parti. La satisfaction des parents d’élèves sur la situation actuelle démontre que la défense de ce dossier par nos 3 élus a été récompensée.
De manière générale, mes très bonnes relations avec le DECS et l'inspectrice scolaire, m’ont également permis de défendre les solutions d'organisations scolaires proposées chaque année et de maintenir ainsi les acquis et surtout le nombre des postes. Avec mes collègues de commission scolaire régionale pour le CO, nous avons été attentifs au projet de construction du nouveau cycle (notamment les aspects financiers) et avons participé à l'élaboration d'une nouvelle convention pour la création de l'association des communes.
Pour terminer sur ce bilan je n’oublierai pas 2 autres secteurs, soit les bâtiment publics (dès 2007) avec principalement la gestion courante des bâtiments mais également l’étude des besoins en rénovation et entretien à court et moyen terme. Avec notre concierge, nous avons également mis en place une nouvelle tarification de locations des salles communales afin de favoriser les citoyens de notre commune et les sociétés locales. En ce qui concerne la construction du Home, avec le président et le concierge nous sommes attentifs à toute solution environnementale dans le nouveau système de chauffage de l'école qui sera mis en place et qui reliera donc celui du Home.
Autre dicastère qui m’a occupé en 2005 et 2006 : le tourisme. Ma tâche première a été d’analyser les aspects financiers liés aux Gorges et transmettre au conseil enfin un chiffre précis des investissements réalisés et le règlement des affaires litigieuses précédentes avec l’ancien gérant et l’entreprise mandatée pour la réalisation des protections. Ensuite il y a eu la mise au concours du nouveau locataire des Gorges pour analyse et proposition enfin au conseil pour décision. Avec la commission touristique, nous avons également étudié la faisabilité d’un nouveau pont devant la cascade et de panneaux touristiques indicateurs.
Au vu de ce qui précède, j’ai le sentiment du devoir accompli avec la satisfaction d’avoir participer au maintien dans notre commune d’une école de qualité. C’est pourquoi après mûres réflexions j’ai annoncé, en avril dernier, au comité du parti que je ne serai pas candidat aux élections communales de cette année. Ceci avant tout pour des raisons professionnelles et afin de me consacrer plus à ma famille et d’avoir plus de temps pour mes loisirs.
En conclusion, j'aimerais adresser plusieurs remerciements. Je tiens tout d'abord à remercier tous les membres sympathisants de mon parti, pour la confiance témoignée pendant ces 8 années. Je remercie en second lieu mes collègues de l'exécutif Marie-Claude et Jean-Marc pour avoir autant apprécié notre fructueuse collaboration que la confrontation constructive de points de vue divergents toujours empreints d'un respect mutuel. Et je crois que nous avons ensemble atteint quelques bons résultats. Le comité du parti pour son soutien et les échanges de discussion. Enfin le personnel communal avec qui j’ai le plus collaboré, je pense à notre secrétaire Mireille, à notre concierge Charles-Henry, sous oublier le personnel enseignant. Sans leur excellent travail, je n'aurais tout simplement pas pu m'acquitter de ma tâche.
Yves Gay-Balmaz